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L’histoire d’Ama

Je vais vous raconter l’histoire d’Ama et de notre famille….

L’appellation d’AMA dans « AMA Vacances » a été choisie en référence à notre histoire familiale.

Ama était le nom que nous donnions à celle qui fut notre mère, grand-mère et arrière grand-mère, que nous avons beaucoup aimée et admirée et qui a su nous inculquer des valeurs fortes de travail, d’honnêteté et de respect, en toute circonstance.

Ama est toujours présente dans nos pensées et nos cœurs. Elle reste notre modèle et il est naturel de vous parler d’elle pour que vous compreniez la naissance de notre « entreprise » familiale qui propose la location saisonnière de nos appartements charmants et confortables pour le plaisir de vacances familiales ou entre amis à Moliets Plage côte sud des Landes.

Ainsi, je vous invite à faire la connaissance de quatre générations de femmes.

Tout commence avec Ama, ma mère.

Carole ma fille, Julie et Eva mes petites filles, moi-même, l’avons toujours appelée Ama qui veut dire maman en basque.

Ama est née en 1907 au Pays basque et nous a quittées à l’âge de 103 ans. Ama était une femme merveilleuse de gentillesse, de serviabilité, de soutien pour les siens et pour les autres. Le don inné de rendre heureux.

Elle s’adressait souvent à mon père, décédé des années plus tôt « Bihotz (cœur en basque), ne t’inquiètes pas, je vais te rejoindre, mais pas tout de suite ». Elle a tenu parole et a vu grandir ses arrières petites filles jusqu’en 2010.

Ama est née dans un petit village du Pays Basque nommé  Aussurucq, en Soule, tout proche du Béarn. Ses parents, basques tous les deux, vivaient très chichement dans une ferme sans eau, sans électricité et à une époque où mettre ses enfants à l’école n’était pas envisagé car le travail à la ferme occupait dès le plus jeune âge.

Dans ses premières années, Ama au joli prénom de Marie, n’avait que des jouets vivants : poussins, lapereaux, agneaux. Son cadeau de Noël : une orange !

Très tôt, elle dut aller faner dans les champs pour aider ses parents à une époque où les râteaux étaient confectionnés minutieusement par le père et le foin porté sur les épaules jusqu’à la charrette trainée par des vaches.

Pas de chaussures mais des sabots qu’il fallait économiser. Alors, beaucoup de marche à pieds nus pour aller chercher l’eau potable à la source qui descend de la montagne au bout de chemins creux et cabossés, sous quelque climat que ce soit.

Toutes les jeunes filles du village vivaient de la même manière. Aucun avenir à Aussurucq !

 

Marie Aguer 1907-2010

Alors, à 18 ans, la décision avec trois amies de ….. « monter » à Paris, où tout serait possible pour gagner sa vie et manger à sa faim. Elles se sont perdues de vue avec le temps. Et quelle surprise ! A 99 ans, Ama a pu retrouver l’une d’entre-elles et renouer pendant quelques mois avant le décès de son amie.

A partir de ce moment, Ama, parlant le basque uniquement, a réussi à apprendre seule à parler français, lire, écrire et compter. A cette époque, aucune aide, sa force de caractère, son intelligence, sa volonté et son courage étaient ses seuls atouts.

Femme de service ou femme de chambre pour de grandes familles. Telle, une célèbre famille fabricante de machines à coudre, un Ministre qu’elle a vu pleurer de retour d’Allemagne car la guerre avait-il dit était inévitable ou une Comtesse avec laquelle elle est partie en zone libre car elle s’occupait de ses enfants. Elle eut l’occasion de croiser de grandes personnalités, des politiques, des peintres célèbres, des nobles, en étant témoin d’une classe sociale privilégiée bien loin de la vie dure de son enfance et de sa vie de servante sans vacances, sans week-end avec seulement le dimanche après midi pour repos.

Le temps passe, mariée en 1927 et restée seule pendant la guerre, son mari au front est revenu en 1945 après avoir failli mourir aux combats et un exode à pied de Paris à Périgueux.

Elle a voulu un enfant comme pour conjurer le sort et malgré son âge avancé, à force de prières à la Sainte Vierge son recours, elle mit au monde une petite fille en 1947.

Pour accompagner son mari qui devînt guide au château de Chantilly, elle vécut quelques années à l’intérieur du château, demeure quelque peu exceptionnelle avec un point commun avec la maison de sa naissance : des demeures plusieurs fois centenaire !

Car Ama est née dans la maison Nekola.

Les traces de cette maison ont été retrouvées pour l’anniversaire d’Ama qui était la première centenaire du village et la première centenaire de la Famille.

Toute la famille s’est réunie autour d’elle pour ses 100 ans. Pour l’occasion, nous avions organisé un repas dans le restaurant renommé du village précédé d’une réception dans la mairie d’Aussurucq, organisée par Monsieur le Maire qui a fait un discours plein d’enseignements et d’émotions.

Il avait fait des recherches dans les archives communales et nous a appris à notre grand étonnement que la maison Nekola, toujours occupée aujourd’hui, était référencée dans des documents établis dans la seconde moitié du 14ème siècle pour une redevance d’impôt constituée d’une mesure de blé, trois de millet et quatre d’avoine, redevance collectée par le châtelain occupant le château de Mauléon, à quelques kilomètres, construit entre 1350 et 1370. Ama est née dans une maison qui est encore occupée aujourd’hui et qui a plus de 650 ans ! Les familles au Pays basque étaient identifiées par le nom de leur maison mais cette tradition a quelque peu disparu.

A 100 ans, Ama marchait sans difficulté avec l’aide d’une canne. Elle faisait, comme on dit, beaucoup plus jeune que son âge réel, sans souffrir d’aucune maladie et n’ayant pris aucun médicament jusqu’à la fin. Notre médecin de famille disait que ce n’était pas une bonne cliente pour lui. Elle forçait l’admiration et l’envie. Je crois que son secret était au premier plan, la générosité du cœur qu’elle savait transmettre, puis son courage face aux épreuves afin de surmonter les moments difficiles et voir plus loin. Son sourire envahit notre mémoire.

Ces qualités elle nous les a transmises et ensemble nous avons voulu lui rendre hommage en appelant nos locations saisonnières : AMA.

Notre coup de cœur inattendu lors de la découverte de Moliets et Maâ sur la route du Pays Basque. Un lieu découvert en novembre 2013 et l’évidence que nous devions poser nos amarres dans cet endroit qui dispose de tant de trésors de la nature.

Peut-être un signe du destin MAÂ et AMA ???

Alors, notre idée était de rassembler tous les savoirs faire des 3 générations qui ont suivi Ama pour mettre en location des appartements que nous aménagerions « comme pour nous ».

Faire connaître Moliets Plage et proposer des hébergements de vacances tout confort. Un cocktail idéal pour des vacances heureuses en famille, du plus petit au plus grand.

Carole, ma fille assure le contact avec les vacanciers. 

Julie, sa fille ainée réalise les photos qui se trouvent dans les appartements, sur le site, nos livrets et les réseaux sociaux.

Eva, sa fille cadette qui a choisi le dessin, l’illustration, le graphisme et le design intervient pour toutes les conceptions graphiques.

Moi-même, mère et grand-mère je suis admirative de cette entente autour de ce projet familial qui a vu le jour en 2013 et qui sera transmis aux générations qui suivront. 

Ama a toujours essayé de bien faire. Nous suivons son exemple et espérons vous satisfaire.

Annie, grand mère

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