À Moliets-et-Maa, certaines traditions font partie intégrante de l’âme du village… et la pelote basque en est une des plus emblématiques. Au cœur de cette culture vivante, le fronton de Moliets et Maa est un lieu incontournable, à la fois espace de rencontre, de partage et de spectacle.
Que vous soyez simplement curieux, amateur de sport ou en quête d’authenticité pendant vos vacances, assister à une partie ou découvrir ce lieu chargé d’histoire est une expérience à ne pas manquer. Entre ambiance conviviale, savoir-faire local et moments de vie typiquement landais, le fronton incarne parfaitement l’esprit du Sud-Ouest.
Dans cet article, nous vous invitons à plonger dans l’univers du fronton de Moliets et Maa, pour mieux comprendre son importance, son fonctionnement et pourquoi il mérite une place dans votre séjour.
LE FRONTON, cœur du village !
Le fronton est incontournable dans chaque village du Pays Basque et du sud des Landes.
Moliets possède au centre de son bourg, dans un cadre typique, un fronton qui fut construit en 1952.
Des gradins complètent l’espace pour accueillir le public passionné par ces joutes fort disputées.
Contre un fronton, les sportifs jouent selon leurs envies à la Pala, la paleta, le chistera ou encore à la xare.
Il s’agit pour toutes ces disciplines de se mesurer à des adversaires avec l’envoi d’une balle contre le fronton au moyen de la main nue, d’une raquette de bois ou d’un chistera, ce panier d’osier courbe qui prolonge la main.
Tous ces jeux sont issus du jeu de paume. Les parties de pelote se jouent à deux ou à plusieurs en deux équipes rivales. L’espace au sol est matérialisé par des lignes blanches qui délimitent le terrain en fonction du type de jeu. Cette surface est appelée cancha.
Quel joli spectacle que de voir l’envolée du chistera retenant un instant la balle pour lui donner l’élan approprié qui l’enverra se fracasser contre le fronton avec un bruit mat et sec, puis reprise par le concurrent qui à son tour lancera la balle de manière à mettre en difficulté son adversaire pour sa reprise de la balle.
Les tenues traditionnelles de blanc et de rouge et le pivotement harmonieux des joueurs dans l’action rendent l’attraction du jeu encore plus spectaculaire.
Deux sortes de chistera : « la cesta-punta » nom basque du grand chistera et « joko gardi » pour le petit chistera.
Arrêtons-nous un instant sur la composition de cette balle qui est réalisée à partir de latex enroulé et serré de manière à obtenir une pelote très nerveuse pesant entre 90 et 106 grammes.
A ce jour, il n’existe plus que deux artisans de fabrication de chisteras et de pelotes. C’est un savoir-faire ancestral qui est pratiqué par notamment la famille Gonzalez qui a fondé leur fabrique à Bayonne en 1887. La fabrication est entièrement faite à la main demandant 20 à 25 heures de travail.
Un deuxième fabricant reste lui secret sur sa fabrication qui réussit à uniformiser les pelotes par catégorie, ce qui est très difficile et il est le seul à pouvoir le faire.
Il est amusant de savoir que c’est en 1857 qu’un joueur remplaça les gants de cuir par ce panier d’osier qui servait à la cueillette du raisin, cette substitution permettant d’envoyer la balle plus fort, plus loin avec moins de fatigue.
Les enfants peuvent s’exercer avec des paniers en plastique avant d’obtenir le vrai chistera en osier dont le prix est de plusieurs centaines d’euros.
Ce jeu et très prisé au Mexique où se disputent les Mondiaux, ou encore en Californie où des colonies basques se sont implantées durablement.
A Moliets, chaque été est l’occasion d’assister à de très jolis moments de joute passionnés, ou encore si cela vous tente, vous pourrez vous initier à ce sport très particulier qui trouve sa source dans la tradition ancestrale basque et basco-landaise.
La pelote basque se joue également à main nue en intérieur sur trois murs qui donnent le nom de Trinquet à l’espace complété en son 4ème coté ou en mezzanine par des gradins. Ces derniers accueillent le public protégé des pelotes perdues par un grand filet tendu.

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